Nos bebes a 4 pattes

Ma passion m'a conduit à créer ce forum,des conseils,petitions,photos...
 
AccueilAccueil  PortailPortail  CalendrierCalendrier  GalerieGalerie  FAQFAQ  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  MembresMembres  GroupesGroupes  Connexion  

Partagez | 
 

 Algues bleues: la faune et la flore aussi à risques

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Milie
Admin
avatar

Nombre de messages : 269
Date d'inscription : 26/07/2006

MessageSujet: Algues bleues: la faune et la flore aussi à risques   Dim 20 Aoû - 17:24

Caroline Boisclair et Maxime Deland

La Voix de l'Est

Granby

Les cyanobactéries sont plus que jamais présentes dans notre région. Après avoir envahi les lacs Waterloo, Boivin et Roxton, elles ont frappé la baie Missisquoi, les lacs Selby, Bromont, Brome ainsi que le réservoir Choinière dans le parc de la Yamaska. Seul le lac Davignon est épargné. Une problématique qui s’accentue et qui empêche les plaisanciers de se baigner et de pratiquer des activités nautiques, mais qui entraîne également des conséquences au niveau de la faune et de la flore.

Communément appelés algues bleues, ces micro-organismes qui colorent nos cours d’eau et nos lacs d’une nappe verdâtre sont les conséquences du réchauffement climatique et du taux élevé de phosphore dans l’eau. Ils sont responsables de plusieurs désagréments pour l’humain: interdiction de se baigner, de consommer de l’eau contenant ces toxines, de pratiquer quelque activité aquatique que ce soit qui pourrait occasionner l’ingestion accidentelle de l’eau ou encore de consommer des poissons ou autres espèces aquatiques provenant de la zone affectée.

C’est que les animaux aussi sont touchés par cette prolifération de cyanobactéries. Les animaux domestiques qui en ont consommé ou qui sont entrés en contact avec de l’eau contaminée connaissent le même sort que les humains: irritations cutanées, vomissements et indigestions. De façon officielle, deux chiens sont morts après avoir consommé de l’eau qui contenait des cyanobactéries à la Baie Missisquoi tel que l’ont révélé les autopsies.

Mais le problème, selon l’environnementaliste Claude Tétrault, c’est qu’il est impossible de déterminer le nombre d’animaux affectés par une exposition directe aux algues bleues. «Un animal malade peut l’être pour un paquet de raisons, alors ce n’est pas répertoriable», déplore-t-il en insistant sur le fait que les gens ne doivent pas se fier uniquement à la cote d’une plage pour identifier la qualité de l’eau.

«Il faut faire attention à cette interprétation puisque le «cotage» de plage, qu’elle soit classée «A», «B» ou «C», n’a rien à voir avec la présence de cyanobactéries mais bien avec celle de coliformes. Il ne faut pas confondre les deux», affirme-t-il.

Le milieu aquatique durement affecté

Selon Marc Simoneau, spécialiste en sciences physiques au ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs (MDEP), la communauté aquatique est déstabilisée par la présence des algues bleues. «Les cyanobactéries dominent le milieu aquatique. Si elles n’attirent pas le zooplancton, les poissons s’en trouvent affectés et les plus gros poissons aussi, et ainsi de suite», illustre-t-il.

Lorsque les algues bleues sont hors de contrôle à l’intérieur d’un plan d’eau, il peut arriver qu’elles forment un écran à la surface. «À l’extrême, ça peut avoir une influence sur la croissance des plantes aquatiques qui ne reçoivent plus assez de lumière», soutient M. Simoneau.

Les conséquences? Les plantes meurent, cessent de créer de l’oxygène et pourrissent, augmentant du même coup le niveau de phosphore qui rend encore plus favorable la prolifération de cyanobactéries.

«On a affaire à un organisme très bien adapté. Il ne faut pas oublier que les
premières cyanobactéries sont apparues il y a trois milliards d’années, poursuit le
spécialiste. Il ajoute que le problème survient quand les éléments fertilisants autour d’eux leur permettent de vivre dans des conditions très favorables. «Les cyanobactéries sont en mesure d’entreposer le phosphore lorsqu’il est très abondant pour plus tard. Elles savent également se positionner dans l’eau pour maximiser leur croissance.»

Pas un problème nouveau

Au Québec, on dénombre 25 types de cyanobactéries. Présentes depuis longtemps dans les plans d’eau peu profonds, tièdes, calmes ou immobiles, elles sont composées de cellules qui peuvent contenir des poisons appelées toxines cyanobactériennes.

Ces toxines peuvent se diviser en trois catégories: les hépatoxines -fréquentes en Montérégie, elles posent des risques de dommages au foie et pourraient causer un risque de cancer hépatique à long terme en cas d’ingestion récurrente d’eau contaminée-, les neurotoxines -qui peuvent endommager le système nerveux-, et les LPS -des composés irritants et allergènes entraînant des symptômes de type gastro-intestinal, l’irritation des yeux ou de la peau ou encore l’irritation des parois nasales.

Leur présence dans les lacs est grandement attribuable à la présence de centaines de fosses septiques, de champs d’épuration domestiques et d’activités agricoles environnantes comme c’est le cas au lac Roxton, par exemple.

Toutefois, il n’existe pas de solution miracle pour lutter contre le problème des cyanobactéries. «Il faut prévenir plutôt que guérir. On doit changer les comportements. Lorsqu’on est pris avec le problème, on doit stopper à la source toute entrée d’éléments fertilisants comme le phosphore», insiste Marc Simoneau.

Le géographe et environnementaliste Jean-Luc Nappert partage cet avis. «Nous ne connaissons pas les effets comme tel des cyanobactéries sur les animaux sauvages, mais je vais certainement en faire une priorité lors du prochain ordre du jour de Vision 2015. Il faut trouver des solutions!», plaide-t-il.

La Direction de santé publique de la Montérégie recommande aux citoyens de respecter certaines précautions. Elle demande notamment de ne pas consommer l'eau non traitée des plans d'eau visés, d'éviter de manger les poissons provenant de ceux-ci et de ne pas laisser les animaux de compagnie boire ou jouer dans ces eaux.



source cyberpresse
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://nos-bebes-4-pattes.conceptforum.net
katou
Invité



MessageSujet: Re: Algues bleues: la faune et la flore aussi à risques   Lun 21 Aoû - 1:56

MERCI POUR CET INFO
Revenir en haut Aller en bas
 
Algues bleues: la faune et la flore aussi à risques
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» NATURES EXOTIQUES: la faune et la flore exotique en terrario
» algues bleues
» Deux classes de l'école Basly étudient la faune et la flore des mares avec La Chaîne des terrils
» Test sur algues bleues
» Achat d'anti-algues

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Nos bebes a 4 pattes :: Actualités-
Sauter vers: